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Adrian l'enfant
du paradis raconte la quête d'identité d'un jeune homme.
Son parcours initiatique lui fait découvrir le monde impitoyable
dans lequel il vit et le secret de ses origines.
L'argument
Zina, la nouvelle servante, met en émoi le cœur d'Adrian;
mais il ignore qu'elle n'est là que pour trouver la trace de son
amie qui l'a précédée dans le même emploi.
Le jour où Zina disparaît à son tour, Adrian part
à sa recherche. Il découvre alors la vie des pauvres de
la cité. Il rencontre Mado, l'épicière du quartier
du port, et Luigi, le mendiant aveugle dont les paroles énigmatiques
semblent lui indiquer où il doit chercher. L'opposition d'Adrian
avec son beau-père, le terrible et richissime Manuel Ricardo Monest
de Grandvilla, surnommé le Capitaine, va alors prendre un tour
violent. Le danger et les révélations n'épargnent
personne.
Le cadre
L'île de Paraiso est un endroit clos où survit une population
dont la misère est totale. Il leur est interdit de sortir en mer sous
prétexte du danger, d'ailleurs réel, que celle-ci représente.
Les quelques braconniers marins sont poursuivis sans répit. Les familles
riches qui règnent sur la ville contrôlent complètement
l'économie locale. Celle-ci fonctionne sur le modèle des grandes
propriétés agraires d'Amérique Latine. Les employés
qui travaillent dans la cité ne peuvent se servir de l'argent gagné
durement que dans les boutiques qui sont gérées par les puissants.
Le piège est efficace. Ces gens sont presque des esclaves.
Les personnages
Adrian, le protagoniste de cette histoire, ne sait pas qu'il est
au centre d'un drame ancien qui le dépasse. Il est comme ces héros
de contes populaires qui adhèrent à l'action qu'on leur
propose. A partir de son choix de retrouver Zina, tout s'enchaîne
sans qu'il maîtrise grand-chose. Voué à un destin
de luxe par son enfance privilégiée, il va perdre tout ce
qu'il possédait. Par contre, sans le savoir, son parcours lui évite
de sombrer dans la folie qui l'aurait emporté quand il aurait enfin
connu le secret qui l'entoure et qui est constitutif de son existence.
Zina
est bien plus au fait de la réalité qu'Adrian. Son énergie,
celle du désespoir, est sans limites. On sait qu'elle se battra
jusqu'au bout malgré le peu d'atouts qu'elle possède. Elle
est le symbole de l'élan vital. .
Le Capitaine,
Manuel Ricardo Monest de Grandvilla est un homme impitoyable qui, ayant
atteint ses objectifs de pouvoir et de puissance, est un peu sur la fin
de son parcours. Que peut-on vouloir quand on a tout ? Le pouvoir, toujours.
Mais une personne va lui tenir tête, son fils, enfin celui qu'il
considère comme tel. Il voudrait se succéder à travers
lui, avoir un enfant à son image. Mais Adrian refuse. Et cela va
détruire le Capitaine.
Les autres personnages
L'épouse du Capitaine, Maristella, n'est plus qu'une ombre.
Il l'a épousée pour sa beauté, aujourd'hui fanée
et qui était sa seule force. Elle est liée au Capitaine
par le secret de la naissance de son fils. Il la tient, elle est captive.
Cependant son fils est tout pour elle et elle est capable de se sacrifier
pour lui.
Mado
tient, en secret, l'une des rares échoppes ou s'échange
et se vend la contrebande des pauvres. Chaleureuse, humaine, elle en connaît
un bout sur la misère. Elle va aider Adrian à comprendre
la vie des gens qu'elle côtoie. Sa présence va s'avérer
déterminante.
Gilberto
et ses amis figurent l'ombre de résistance au système de
servitude local. Un peu bandits, cette position parallèle leur
donne une conscience de la réalité inattendue.
Luigi,
le mendiant aveugle, ponctue cette histoire de ses chansons de marins
et de ses prophéties. Parfois incompréhensibles, ses propos
prennent toujours sens après coup. La fin de l'histoire dévoilera
son parcours sidérant.
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