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La première
rencontre avec les enfants permet de faire connaître le personnage du Colporteur
d'Histoires. Celui-ci arrive avec une valise garnie de nombreux sachets
dorés ou argentés. À l'intérieur se trouve un objet
qui a un rapport avec l'histoire qu'il va raconter. Par exemple, un sachet contient
des figues. On essaye d'en deviner l'odeur. L'histoire
qui va venir se déroule au pied d'un figuier. L'objet n'a pas un caractère
central à l'intérieur du récit, il n'est qu'un élément,
un souvenir en quelque sorte. Une fois quelques histoires racontées, le
colporteur provoque la création d'une histoire avec des outils classiques
tels que la définition des héros, leurs quêtes, les obstacles,
etc. Cette histoire inventée est reprise par le conteur
pour valoriser l'invention générale. L'assemblée cherche
alors quel objet du quotidien pourrait servir l'histoire. Il conclut avec son
répertoire et donne rendez-vous pour la prochaine fois.
À partir de ce moment, un travail à distance peut avoir lieu par
courrier postal ou électronique, à raison d'un envoi par semaine
ou moins, pour garder le contact. Les prochaines rencontres sont alors l'occasion
d'approfondir le travail de création. On peut
envisager de travailler avec d'autres supports que l'objet, tels que une image
de paysage ou un enregistrement sonore naturel. Ces supports modifient la perception
des événements et cela nourrit l'invention.
On constate assez rapidement, qu'en s'entraînant un peu, on devient plus
performant, que l'invention devient plus évidente.
Pour
clore ce travail un spectacle tout public a lieu. Le Colporteur
d'Histoires y raconte des histoires de son répertoire ainsi qu'une
histoire inventée par chaque classe. Une exposition des productions des
élèves peut être présentée le soir du spectacle.
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